J’ai pas la forme en ce moment, de nouvelles dispute avec mon copain et toujours les même soucis. Je suis super malade en ce moment, je suis donc allé voir mon médecin traitant qui ma donné un nouveau traitement anti-dépresseur.
IXEL
Le milnacipran agit en bloquant la recapture de la sérotonine-noradrénaline avec un ratio de 3:1, augmentant ainsi la concentration synaptique de ces neurotransmetteurs. Avec une biodisponibilité de 85%, le milnacipran atteint une concentration plasmatique maximale deux heures après la prise orale. Il a une demie vie de huit heures et est éliminé par voie urinaire (90%). Cette demie vie peut donc être augmentée par des maladies rénales, il conviendra donc d’administrer des doses plus faibles aux patients en étant atteints.
Le milnacipran est utilisé pour traiter :
- La dépression modérée à sévère ;
- Certaines douleurs chroniques (hors AMM).
La dose recommandée pour la dépression est de 50mg, deux fois par jour. Le milnacipran est disponible sous le nom d’ Ixel en géllules de 25mg et de 50mg. Le traitement doit être poursuivit pendant plusieurs mois après la fin du trouble dépressif pour éviter les rechutes.
Les effets secondaires peuvent apparaitre chez certains patients comme des démangeaisons, nausées, vertiges, anxiété, sueurs, frissons, dysurie. Le milnacipran ne semble pas avoir d’effets négatifs sur les fonctions sexuelles.
Le syndrome sérotoninergique bien que rare est décrit avec la prise d’inhibiteur de la recapture de la sérotonine.
Effets indésirables
- Les effets indésirables observés durant le traitement par le milnacipran sont surtout notés durant la première voire les deux premières semaines du traitement et s’estompent par la suite, parallèlement à l’amélioration de l’épisode dépressif.
- Ils sont généralement bénins et ne conduisent que rarement à l’arrêt du traitement.
- Les événements indésirables les plus communément rapportés en monothérapie ou lors d’associations avec d’autres psychotropes lors des essais cliniques et survenant moins souvent chez les patients traités par placebo sont : vertiges, hypersudation, anxiété, bouffées de chaleur et dysurie.
- Les événements indésirables moins communément rapportés sont : nausées, vomissements, sécheresse buccale, constipation, tremblements, palpitations, agitation, céphalée, urticaire, éruptions cutanées (rash) parfois maculopapuleuses, érythémateuses, prurit.
- Il convient de noter que chez les patients présentant des antécédents cardiovasculaires ou recevant simultanément un traitement à visée cardiaque, l’incidence des effets indésirables de nature cardiovasculaire peut être augmentée (par exemple, hypertension, hypotension, hypotension orthostatique, tachycardie et palpitations).
- Rarement, peuvent être observés :
. un syndrome sérotoninergique en association avec d’autres produits (voir rubrique interactions : agitation, confusion, hypomanie, éventuellement coma ; myoclonies, tremblements, hyperréflexie, rigidité, hyperactivité ; hypo- ou hypertension, tachycardie, frissons, hyperthermie, sueurs ; diarrhée) ;
. une rétention urinaire (voir rubrique mises en garde et précautions d’emploi) ;
. des convulsions, en particulier chez les patients ayant des antécédents d’épilepsie (voir rubrique mises en garde et précautions d’emploi) ;
. des douleurs testiculaires, troubles de l’éjaculation ;
. une élévation modérée des transaminases, réversible à l’arrêt du traitement. Des cas d’hépatites cytolytiques ont également été rapportés avec le milnacipran depuis sa commercialisation.
- Exceptionnellement peuvent être observés :
. une hyponatrémie (voir rubrique mises en garde et précautions d’emploi) ;
. des ecchymoses et autres saignements cutanéomuqueux (voir rubrique mises en garde et précautions d’emploi).
- Des cas d’idées et de comportements suicidaires ont été rapportés durant le traitement par milnacipran ou peu après son arrêt (voir rubrique mises en garde et précautions d’emploi).
- Par ailleurs, certains effets indésirables sont liés à la nature même de la maladie dépressive :
. levée de l’inhibition psychomotrice, avec risque suicidaire ;
. inversion de l’humeur avec apparition d’épisodes maniaques ;
. réactivation d’un délire chez les sujets psychotiques ;
. manifestations paroxystiques d’angoisse (pour les antidépresseurs psychostimulants).

